La fourchette historionomique de la Chine

M'étant occupé, il y a quelques jours, de rechercher la "fourchette historionomique" de Poutine, savoir le cône des possibles au sein duquel les événements à venir sont susceptible d'évoluer, il me semble intéressant de me livrer au même exercice quant à l'autre front, le front asiatique.

Et, comme pour la Russie, je vais tenter de faire cela en reprenant quelques parallèles historiques et en tentant d'analyser quelles sont leurs possibles projections.

 

Le schéma de la puissance montante  alliée au tellurocrate

Les deux tellurocrates dont je parle habituellement sont Napoléon et Hitler, opposés tous deux à la thalassocratie de leur temps, l'Angleterre pour Napoléon et l'Angleterre puis les Etats-Unis, le passage de témoin entre les deux thalassocraties se faisant durant la guerre contre l'Allemagne nazie.

Quant à Hitler, son allié contre l'Angleterre, puis les Etats-Unis à partir de 1941, était le Japon, dont j'ai déjà évoqué le parallèle avec la Chine.

Mais Napoléon a bénéficié également de l'alliance, au moins objective, d'une puissance montante par-delà la mer : il s'agissait des Etats-Unis (et je remercie un jeune lecteur de ce blog, Nassim, d'avoir attiré mon attention là-dessus). En effet, tandis que l'Angleterre était empêtrée en Europe dans la guerre contre Napoléon, les Etats-Unis envahirent le Canada en 1812, avec la volonté de le conquérir et d'expulser définitivement l'Angleterre de ce qu'ils estimaient être leur sphère d'influence légitime, et s'ensuivit un conflit avec la thalassocratie européenne qui dura jusqu'en février 1815, soit près d'un an après le renversement de Napoléon (mais avant les Cent-Jours). 

Tout comme entre l'Allemagne nazie et le Japon, l'alliance fut plus objective qu'autre chose : deux puissances profitaient de pouvoir combattre simultanément un ennemi commun, mais sans stratégie commune ni concertation, chacun poursuivant de son côté ses propres buts stratégiques.

Comme la dernière fois, j'ai préparé des cartes sommaires qui permettront de constater qu'au sein du parallèle historique il faut noter une évolution géographique, laquelle peut être d'une certaine aide au moment de tenter une projection prospective.

 

La première carte ci-dessous montre la situation géographique en 1812 : en rouge la thalassocratie et son empire, en noir l'empire du tellurocrate - en l'occurrence Napoléon, et en jaune la puissance montante américaine - alors récemment augmentée de l'achat de la Louisiane à la France - se portant à l'assaut des possessions impériales de la thalassocratie britannique : le Canada.

 

 

 

La deuxième occurrence, ci-dessous, donne à voir la situation en 1941. La thalassocratie et son empire sont toujours en rouge ; puisque la Seconde guerre mondiale a vu la transition de la puissance thalassocratique de l'Empire britannique vers les Etats-Unis, je les ai fait figurer ensemble. En noir, l'on trouve bien évidemment l'empire nazi, avant l'invasion de l'URSS. En jaune figure la puissance montante japonaise, récemment augmentée de ses conquêtes en Mandchourie et en Chine. D'un trait jaune, j'ai fait figurer ce que serait, dans les années suivantes, la zone d'extension maximale de l'Empire du Japon.

 

 

Le fait est que, tout comme à propos des tellurocraties l'on avait observé un déplacement vers l'est à chaque occurrence, on voit pour la puissance montante on déplacement vers l'ouest. Et puisque le successeur du Japon à ce titre est, je l'ai déjà expliqué par ailleurs, la Chine, le déplacement se poursuit.

Aussi, je propose la carte ci-dessous, montrant la nouvelle configuration : en rouge la thalassocratie américaine. Elle n'a guère d'empire en Asie, sauf à considérer que les alliés chez lesquels elle a parfois des bases implantées : Japon, Philippines, Corée du Sud, Taïwan, Australie, et bien sûr à compter ses possessions comme Guam qui, à cette échelle, ne sont pas visibles. Ces alliés-vassaux des Etats-Unis sont à portée immédiate de frappe de la Chine comme les possessions britanniques l'étaient du Japon en 1941 et le Canada des Etats-Unis en 1812. En noir figure la Russie de Vladimir Poutine, le nouveau tellurocrate. Enfin en jaune, la Chine, la nouvelle puissance montagne alliée au nouveau tellurocrate, avec d'un trait jaune la limite de l'espace qu'elle compte vraisemblablement dominer à brève échéance, en rejetant les Etats-Unis jusqu'à Hawaï.

 

 

Comme pour la tellurocratie, la puissance montante est destinée à tomber devant la thalassocratie, mais cela peut se faire à un coût plus ou moins important, et après des mouvements d'ampleur plus ou moins grande.

Dans le premier cas, celui de la guerre de 1812, l'on observe malgré tout un conflit assez limité quoique long, avec des pertes relativement faibles et peu de mouvement, et notamment peu de territoires perdus puis repris.

Dans le deuxième cas, celui de la guerre du Pacifique, la durée est voisine mais la guerre fut beaucoup plus dévastatrice, avec de lourdes pertes notamment dans la population civile, et avec conquête et reconquête de territoires importants.

Le conflit à venir entre Chine et Etats-Unis pourrait donc prendre l'une ou l'autre tournure : dans le meilleur des cas, le conflit ne sortirait guère des limites de la mer de Chine, les combats seraient essentiellement maritimes et la guerre s'achèverait vraisemblablement sur un statu quo cependant favorable aux Américains, leur autorité étant réaffirmée tandis que le régime chinois aurait à gérer intérieurement l'échec impérial, ce qui pourrait déboucher sur une implosion politique.

Si le conflit prend plutôt la tournure de la guerre du Pacifique, et notamment que la Chine parvient à causer d'importants dommages aux forces américaines pendant les premières phases de combats (ce qui est possible, car les technologies de cyberguerre et guerre spatiale favorisent l'agresseur) alors il faut s'attendre à ce que les Chinois réussissent des premiers mouvements de grande ampleur, et puissent s'emparer de Taïwan, de la Corée du Sud, des Philippines, du Vietnâm, voire pousse ses pions jusqu'à l'Australie et le Japon. J'ai également déjà parlé de ce qu'il pourrait se passer du côté de l'Inde

Il s'agirait alors vraisemblablement du pire scénario possible pour l'Amérique sur ce front asiatique, obligeant les Américains à engager des ressources colossales pour regagner le terrain perdu, et rendant d'autant plus compliquée la guerre en Europe contre la Russie de Poutine - ce qui favoriserait, donc, une mainmise de la Russie sur l'Europe telle que je l'envisageais dans le "scénario médian" ; en effet, il faut tenir compte du fait que puisque ces conflits se dérouleront en même temps, les deux "fourchettes hitstorionomiques" sont liées, interdépendantes. Or, dans la mesure où 60% des forces navales américaines sont dans le Pacifique, leur mobilisation voire destruction partielle rendrait plus difficiles à défendre les routes maritimes amenant en Atlantique les renforts vers l'Europe, qui seraient harcelées par les sous-marins russes.

Par ailleurs, l'extension du territoire russe jusqu'au Pacifique rend aussi possible une participation des navires russes à la guerre sur ce deuxième front, comme les récents et futurs exercices conjoints dans la région avec la Chine permettent de le laisser penser.

Et pour visualiser parfaitement le déplacement et l'accroissement de l'espace de déroulement de ces trajectoires historiques, revoici les trois cartes à la suite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Note : comme alliance de la puissance montante avec la tellurocratie et contre la thalassocratie, je pourrais aussi mentionner le cas de la célèbre et désastreuse expédition de Sicile (415-413 av J.-C.), menée par les Athéniens contre Syracuse en pleine guerre du Péloponnèse.

 

 

 

Dans la carte ci-dessus, Syracuse, sur la côte est de la Sicile, est en jaune, comme la puissance montante qu'elle était. En rouge est l'empire athénien, et en noir la tellurocratie spartiate.

Alors qu'Athènes était en guerre contre Sparte, les Athéniens décidèrent de lancer une expédition contre Syracuse afin de mettre fin à la montée en puissance de Syracuse, s'assurer définitivement l'empire des mers et contrôler la route du blé vers Sparte. L'expédition fut un désastre complet, toutes les forces athéniennes furent détruites, la laissant par la suite démunie face à la Sparte de Lysandre, qui la défit en - 404.

Je pourrais donc tenir compte de cet exemple pour établir mon cône des possibles, mais ce serait oublier qu'Athènes n'appartenait pas à ce que j'ai appelé une civilisation de type B, et il ne me semble donc pas possible que les Etats-Unis, qui constituent un tel type B, puissent subir un tel désastre contre la Chine que cela permette à la Russie de Poutine de les vaincre totalement - possibilité que j'ai exclue dans l'article sur la fourchette historionomique russe.

 

Le schéma de la conquête romaine des Gaules

Le parallèle que je vais exposer ici est d'un autre type et s'appuie sur d'autres considérations.

En effet, les lecteurs de mon Histoire du siècle à venir savent que ce que j'appelle cycle A, la trajectoire applicable à la Grèce antique comme à l'Europe moderne, "démarre" toujours dans une région conquise par la civilisation de cycle B (Rome, Etats-Unis) précédente. Ce fut la Grèce après l'effondrement de l'empire mycénien, les Gaules après l'effondrement de l'empire romain. Dans mes prévisions pour l'après-empire américain, je suggère que ce sera l'Asie orientale, en particulier la Chine et ses environs, qui constitueront l'équivalent et le coeur de la prochaine occurrence de cycle A. Je me base pour avancer cette hypothèse sur une situation historique assez similaire de la Chine par rapport à l'Occident (jamais véritablement colonisée par les Européens, pays riche et populeux avec quatre fois la population des Etats-Unis, pays ayant à son crédit de nombreuses inventions comme le papier, la poudre à canon...) à celle de la Gaule par rapport aux Gréco-romains (contrée largement ignorée par la colonisation grecque sauf sur son rivage méditerranéen, environ quatre fois plus peuplée que l'Italie romaine, ayant inventé le tonneau, le savon...). 

Il me semble que l'on peut considérer comme moderne Gaule la Chine et ses environs immédiats, spécifiquement les pays voisins qui ont fréquemment constitué ses possessions : la Corée, le Vietnâm, Taïwan. Comme les Gaules, cela représente une mosaïque de peuples où les considérations ethniques demeurent bien vivante : à l'intérieur de la Chine elle-même, le pouvoir est détenu par les Han, largement majoritaire (plus de 90% de la population), concentrés sur le territoire de la Chine historique (la moitié ouest de l'actuelle), et qui ont établi leur empire sur le territoire de la Chine actuelle, comme le montre cette carte :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ailleurs, on observe là aussi un déplacement géographique significatif, toujours vers l'Ouest : dans mon livre, je parle de la crête et Mycènes pour le premier cycle, la Grèce et Rome pour le second, puis l'Europe et les Etats-Unis pour l'actuel. Il paraît donc logique que le prochain point de départ d'un cycle A se trouve sur la rive occidentale du Pacifique.

Or donc, puisque la Chine devrait vraisemblablement être la zone de départ du prochain cycle A, et donc être avant cela intégralement conquise et intégrée à l'empire américain, alors, dans la mesure où nous recherchons la fourchette historionomique de la Chine, la conquête de la Gaule par Rome peut donner d'autres éléments de parallèle intéressants.

Aussi me suis-je replongé dans l'histoire de nos ancêtres les gaulois, et je pense avoir vu comment ce parallèle peut apparaître.

En effet, juste avant que Rome ne commence à mettre le pied en Gaule, celle-ci était dominée par un peuple riche, et militairement puissant, les redoutables Arvernes, qui avaient bâti une puissance confédération qui était l'instrument de leur hégémonie sur les autres Gaulois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessus, la confédération arverne à l'époque du roi Bituitos. En vert foncé le peuple arverne, en vert clair ses vassaux. L'historien grec Strabon leur attribuait une hégémonie sur toute la Gaule ; il ne s'agissait sans doute pas d'une domination directe, d'un empire, mais de la reconnaissance de la puissance arverne comme la plus importante parmi les peuples gaulois, et d'une sorte de leadership.

Il semble que la meilleure preuve de la puissance arverne, et la réalité du leadership de ce peuple sur le reste de la Gaule, réside dans la stratégie de conquête adoptée par César : au cours de cette campagne longue de huit ans, le Romain s'ingénia à soumettre toute la périphérie gauloise, pour terminer par le gros morceau arverne. L'on voit bien le mouvement d'encerclement sur cette carte :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et ci-dessous, l'on voit l'état de la Gaule en -52, avant les derniers feux de la guerre qui en verraient les épisodes les plus fameux, la victoire gauloise de Gergovie et la défaite d'Alésia. la partie non conquise de la Gaule correspond à la zone traditionnelle de domination arverne, et Gergovie, d'ailleurs, était une place arverne. Vercingétorix lui-même était un Arverne. Aussi bien la "révolte" de - 52 est-elle un soulèvement à l'initiative des Arvernes encore indépendants, cherchant à recouvrer leur ancienne domination sur la Gaule - et vraisemblablement à restaurer la monarchie, au profit de Vercingétorix.

 

En effet, et c'est là que nous allons en venir à notre parallèle, la monarchie arverne avait été détruite, en même temps que l'empire arverne sur les peuples gaulois voisins et l'hégémonie sur la Gaule, lors de la première confrontation de ce peuple avec Rome, dans les années 120 avant J.-C.

 

 

 

 

 

 

 

La carte ci-dessus montre la Gaule en l'an -125, sous le règne du roi arverne Bituitos, ainsi que les possessions de la République romaine. L'on voit la cité grecque de Massilia (aujourd'hui Marseille) alliée de Rome.

Au nord de Massilia était le peuple gaulois des Salyens.

En - 125 Les Salyens attaquent Massalia, alliée de Rome et des Eduens (autre peuple gaulois, ami de Rome). Les Romains, à l'appel de Massilia, marchent sur les Salyens dont les chefs, battus, se réfugient chez leurs alliés Allobroges, vassaux des Arvernes, qui se trouvent donc entraînés dans le conflit. Les Arvernes menaçant les Eduens, ceux-ci appellent également Rome à l'aide.

Les Arvernes de Bituitos demandent alors la paix au consul Domitius Ahenobarbus, qui refuse. En - 121, lors de la Bataille du Confluent, 200 000 Gaulois auraient affronté 30 000 romains. Bituitos y fut fait prisonnier, et les Arvernes vaincus. Les Romains créèrent la province qui porterait le nom d'une ville nouvellement fondée, Narbonne. La défaite des Arvernes fit semble-t-il éclater leur confédération, en portant un coup terrible au prestige qui fondait leur hégémonie, et notamment en abattant la puissante monarchie - Bituitos fut exilé -  au profit d'un régime oligarchique. Les Arvernes demeuraient cependant un peuple riche et puissant, quoiqu'abaissé, et la monarchie devait conserver des partisans parmi le peuple en raison de son rôle dans la redistribution des richesses - ce qui expliquerait en partie le succès "populaire" de Vercingétorix.

Avec les Romains, les autres grands gagnants de cette guerre étaient les Eduens, qui supplentèrent les Arvernes dans la suzeraineté des Bituriges et les Ségusiaves, et bâtirent à leur tour une puissante confédération. La carte ci-dessous montre cette évolution territoriale :

 

 

 

 

 

 

 

 

Par la suite, Rome devait intervenir une nouvelle fois pour défaire l'invasion des Cimbres et des Teutons une quinzaine d'années plus tard, mais ce n'est qu'en 58 que devait débuter la conquête systématique de la Gaule, par César, appelé par les Eduens contre les envahisseurs helvètes. Durant les premières années de la campagne, les Arvernes se tinrent prudemment en retrait, espérant sans doute échapper à la conquête romaine. Mais lorsqu'ils se virent encerclés par la puissance romaine, et cependant que les Gaulois vaincus acceptaient mal cette nouvelle domination étrangère, ils tentèrent, derrière Vercingétorix, de prendre la tête de la résistance gauloise à l'envahisseur romain. Leur échec scella le destin de la Gaule.

 

Peut-on tirer de tout cela quelques éléments pour mieux déterminer la fourchette historionomique de la Chine ?

Il me semble que l'on peut comparer la domination, en Chine, des Han sur le Tibet et le Xinjiang ouïghour, notamment, à la confédération bâtie par les Arvernes, en considérant que l'Asie de l'Est au sens large est l'équivalent des Gaules, ainsi que je le suggérais plus haut. On peut tenter de le visualiser en faisant cette carte, où j'ai tenté de faire apparaître le parallèle avec la carte montrée plus haut sur la Gaule :

 

 

 

 

Partant de ce postulat, qui me semble valide, on peut envisager la future confrontation entre Chine et Etats-Unis comme l'équivalent de la confrontation de -125. Elle pourrait d'ailleurs commencer par un affrontement de périphérie entre alliés des deux puissances, par exemple entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, ce qui serait plus proche de l'affrontement des Salyens et de Massilia. Mais l'affrontement pourrait aussi débuter de manière plus directe par une agression chinoise sur un petit voisin, les Philippines ou Taïwan.

La partie la plus éclairante de l'analogie est évidemment dans les conséquences de la confrontation.

De ce que nous avons vu de celles du conflit de -125 à - 121, cela pourrait aboutir à une défaite chinoise importante, équivalente à celle du Japon de 1945, entraînant un démembrement de la Chine comme il en alla de la confédération arverne. Le Tibet et les régions ouïghoures, Xinjiang notamment, deviendraient indépendantes. L'Etat chinois se replierait vraisemblablement sur les régions Han. Les Indiens pourraient, dans cette configuration, être les nouveaux Eduens : alliés des Etats-Unis dans la confrontation contre la Chine, eux-mêmes étant menacés par l'impérialisme chinois, alors qu'ils sont dans une phase de croissance économique semblable à ce qu'était celle de la Chine il y a une quinzaine d'années et sera dans quinze ans une puissance comparable à ce qu'est la Chine aujourd'hui, devenant la plus grande puissance d'Asie orientale.

Dans le même temps, les Américains auront considérablement affermi leur présence en Asie de l'Est, renversant probablement le régime de Corée du Nord. Comme la monarchie de Bituitos, il est vraisemblable que le régime communiste chinois ne survivra pas à la défaite et verra l'établissement d'un régime plus complaisant envers la puissance américaine.

De manière générale, l'on voit que le parallèle avec l'intervention romaine de -125 aboutit à des projections assez similaires à celles résultant du parallèle avec la Guerre du Pacifique. C'est donc vraisemblablement dans les environs d'un tel scénario que se trouvent les probabilités maximales de cette "fourchette historionomique" de la Chine.

© 2019 – Philippe Fabry

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